mardi 24 août 2010
La sécurité à vélo
Par Philippe Calvarin, mardi 24 août 2010 à 08:41 :: Entraînement
Nous vivons tous les jours le comportement irresponsable des automobilistes lors de nos entraînements.
Il est certain que les pouvoirs publics restent pour l’instant trop laxistes envers le manque de respect de cette règle du code de la route qui oblige un automobiliste à laisser 1m50 entre la voiture et le vélo. Je reste néanmoins persuadée que les mentalités peuvent changer, d’une part en multipliant les campagnes d’information, en sensibilisant les cyclistes à porter les gilets de sécurité (pourquoi pas avec au dos « 1m50 et dessein d’une voiture ») et en mettant les panneaux au bord de la route avec la même consigne. J’ai vu récemment dans les Pyrénées les affiches de ce style à l’occasion du passage du Tour de France.
Voici l’extrais du blog Agora Soulac Energie que je vous recommande à visiter car il traite des questions diverses liées à notre environnement.
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« Je suis effarée par les automobilistes qui nous frôlent lors de leurs déplacements. La règle des 1,5om est rarement respectée. Pourquoi les pouvoirs publics n’utilisent-ils pas la période du Tour de France pour lancer une campagne de sensibilisation auprès des automobilistes ? » lit-on dans Cyclo Passion (n°200, août 2010).
Voilà une question qui mérite d’être posée. Au-delà des sempiternelles lamentations sur le dopage, le Tour de France devrait être l’occasion de voir les choses autrement, avec plus d’acuité, plus de justesse. C’est vrai qu’ils sont légion, ces automobilistes qui ne font guère attention aux vélos, ou qui les coincent, en ville, après les avoir dépassés, moteur vrombissant, quand ce n’est pas avec un coup de klaxon – interdit par le Code sauf en cas de « danger immédiat » - rageur et exaspéré. Pour prendre conscience de la violence totalement injustifiée dont font preuve ces automobilistes, il faut faire beaucoup de vélo !
C’est le cas de la personne qui s’adresse ainsi aux pouvoirs publics : 13 000 km au compteur en 2009… Ce n’est pas Jeannie Longo, ce n’est pas une cycliste professionnelle. Son métier : ophtalmologiste. Il s’agit de Magdalena de Saint-Jean, que nous tenons à saluer ici, en plus des félicitations qu’il faut lui adresser pour sa troisième victoire consécutive dans l’Etape du Tour, à peine une demi-heure après le premier coureur masculin. L’écart est vraiment très faible, surtout après la montée de trois cols : Marie Blanque, Soulor et le Tourmalet. Concilier vie professionnelle, vie familiale (quatre enfants) et entraînement, deux heures de vélo quasiment tous les jours, de cinq à sept… du matin – il faut le faire ! Bravo…
En montagne, les « grimpeurs » fascinent par leur apparente facilité à gravir les pentes les plus abruptes : un rêve pour tout cycliste amateur… Est-ce à dire qu’en plaine, l’intérêt retombe ? Dans le Médoc, à peine quelques faux-plats tout au plus, mais lors du contre-la-montre individuel entre Bordeaux et Pauillac, avant le final à Paris sur les Champs-Elysées, on s’est pris à rêver les yeux ouverts. Pensez : 52 km en à peine plus d’une heure ! Evidemment, diront les uns, il faut être costaud, entraîné, et tout et tout… Les autres hausseront les épaules, « ce n’est pas à la portée de tout le monde », les aigris renchériront : « de toute façon, ils ne roulent pas à l’eau claire », etc. Les esprits chagrins sont ennuyeux, même lorsqu’ils disent vrai ! Les non pratiquants oublient un détail qui a son importance : sur tout le parcours, aucune voiture, aucun croisement où il faudrait s’arrêter et mettre pied à terre ; un motard de la gendarmerie nationale pour chaque cycliste, qui ouvre la route, pour prévenir les piétons de ne pas traverser, en plus des forces de l’ordre assurant une absolue priorité aux vélos. Le voilà, le véritable rêve : la priorité à ceux qui pédalent ! Aucun risque d’être frôlé par un automobiliste. Mais le rêve ne dure pas : l’épreuve à peine terminée, les voitures se sont à nouveau emparées massivement d’une chaussée qui leur reste dédiée quasiment exclusivement. Une modification des comportements s’impose. On ne demande pas à chacun de rivaliser avec Cancellara, mais un peu plus de vélo, un peu moins de voiture, un peu plus d’activité physique, un peu moins de rejet de GES, de particules fines et autres poisons cancérigènes, un peu moins de pathologie cardiovasculaire, tout le monde s’en porterait, c’est le cas de le dire, assurément mieux.
Quand on est alternativement cycliste et automobiliste, on est plus enclin au respect, on fait plus attention aux uns et aux autres. La réponse à la question que pose Magdalena de Saint-Jean n’est possible qu’en prenant en compte plusieurs facteurs : le problème est complexe, mais il peut être ramené à une formulation simple ; pour reprendre les termes d’une enseigne : le vélo n’est pas dans notre « culture ». Or, idéalement, il ne faudrait pas se limiter à une pratique en vue de compétitions ou de loisir, mais étendre l’usage du vélo à ce qui constitue notre quotidien, y compris et surtout les déplacements dont on ne peut se dispenser : se rendre à son lieu de travail, faire quelques courses. Est-ce utopique de penser que cela pourrait un jour devenir normal ? Répondre oui, c’est qualifier les Pays-Bas d’Utopie.
Jean-Pierre Guichard Article sur le blog de Magdalena DE SAINT JEAN



A la fin je suis mort ! Je remets ça dans 8/10 jours ! juste avant les Championnats de France militaire de cross à Suippe (51)




